2014/01/27

Citation et Proverbe


Citation du jour
« Si vous êtes beau, restez dignes de votre beauté; si vous êtes laids, faites oublier votre laideur par votre savoir.  » Socrate

Proverbe du jour
«Bien dire fait rire, bien faire fait taire. » Proverbe français

Qu’est-ce donc que le temps ?


Dans la vision physique des choses, il y a 3 dimensions outre le temps :
  1. Le point (0 Dimension) : S’exprime comme un point infiniment petit, sans dimension. 
  2. La ligne (1 Dimension) : S’exprime comme le mouvement d’un point dans une seule direction. 
  3. La surface (2 Dimensions) : S’exprime comme le mouvement d’une ligne perpendiculairement à son axe. 
  4. Volume (3 Dimensions) : S’exprime comme le mouvement d’une surface perpendiculairement à son plan; hauteur, largeur et longueur constituent les trois dimensions de ce modèle.
Des 4 dimensions existantes apparentes, le temps est la 4ième. Mathématiquement, on peut dire (si on suppose T=temps) que le temps perçu=T+n :
- ou pour le passé, n est inférieur à 0
- ou pour le présent, n égal 0
- ou pour le futur, n est supérieur à 0.

Une représentation mathématique de l’existence pourrait être :

          Passé  Présent  Futur

     …Début infini                                     Fin infini …
V = (∑F1..n(∑E1..n(∑I1..n)))
  |-------------------------------------------------------------------|
                                               
    (E(t ou I=I-1))      F(E(t ou I=I0)         F(E(t ou I=I+1)) 
  • I=l’instant
  • V=une vie
  • E = élément (personne, chose, …) excluant un événement qui n’est qu’un ensemble d’éléments dans un moment précis dans une certaine séquence. Ex; une image est un événement
  • F étant la forme d’un ensemble d’éléments E.
De plus, le temps fonctionne toujours par en avant. Quand t=0 alors le passé=présent=futur. Le présent est donc un concept inutile lorsque n=0 en tout temps. Dans ce cas, il serait possible de connaître notre futur et puisque la notion du temps disparaîtrait, ce serait donc possible. Voilà pourquoi, le présent provient du passé et le futur dépend de notre présent. Il est important de comprendre ceci. 

Le temps est très relatif comme par exemple dans un rêve qui nous semble durer des jours ne durent en fait que quelques minutes. Sans nos barèmes de base, le temps est très subjectif. Si le temps ralentissait, nous vivrions plus longtemps de même si notre coeur pouvait ralentir (par la méditation ou autre moyen qui le rendrait constant) alors nous vivrions plus longtemps. À la limite, si le temps arrêtait, nous vivrions pour l'éternité (voir le concept d'éternité), ie, si n=0 ou l'éternité serait le présent pour toujours. Si on suppose que le mouvement existe toujours et donc que le temps existe partout, l’éternité peu peut-être être son écoulement très lent, par exemple, 1 seconde à tous les siècles. 

Sans notre mémoire, nous n'aurions pas de passé et sans les inquiétudes et projets nous n'aurions pas de futur. Donc pour vivre le moment présent il faut lâcher prise sur le passé et ne pas s'inquiéter ni avoir de projets futurs nous faisant oublier le présent. Il est possible que le destin existe et que même nous l'ayons déjà vécu, c'est simplement que notre mémoire ne contient pas ces événements ni nous en avons la souvenance. Dans ce concept, si notre futur est déjà fait ou dessiné, notre destin est inéluctable et se résume à une fatalité. Si ce destin existe, il est inutile de se tourmenter. Nous avons l'impression que nous avons un impact sur le destin mais ce n'est peut-être qu'un sentiment, un faux sentiment de liberté. C'est à cause du flux du temps relativement lent que nous ne pouvons voir notre futur qu'à mesure qu'il se produit. Y a-t-il un destin pour les choses inanimées ? Difficile à dire, sûrement que oui puisqu'elles font parties de notre dimension qui elle est soumise à un destin.

Il ne faut pas oublier que dans le fond, le temps ne passe pas comme nous croyons le voir passer. Ce n’est qu’une de nos nombreuses perceptions. En réalité, ce temps, il ne passe pas… il dure.

Comment ne pas terminer ceci sur une note poétique en définissant le temps ainsi comme l’a "célèbrement" défini St-Augustin :
« Qu'est-ce donc que le temps ?
… Je sais que si rien ne se passait, il n'y aurait pas de temps passé, et si rien n'advenait, il n'y aurait pas d'avenir, et si rien n'existait, il n'y aurait pas de temps présent.
… Mais ces deux temps, passé et avenir, quel est leur mode d'être alors que le passé n'est plus et que l'avenir n'est pas encore ? Quant au présent, s'il était toujours présent sans passer au passé, il ne serait plus le temps mais l'éternité.
… Si donc le présent, pour être du temps, ne devient tel qu'en passant au passé, quel mode d'être lui reconnaître, puisque sa raison d'être est de cesser d'être…
… Il y a en effet dans l'âme ces trois instances… : un présent relatif au passé (la mémoire), un présent relatif au présent (la perception) et un présent relatif à l'avenir (l'attente)… »

L’Univers sans l’Homme


L'homme s'entête à vouloir rester en vie comme espèce vivante mais après tout l'homme n'est qu'une espèce vivante parmi tant d'autre. La nature, la planète et j'irais même jusqu'à dire l'Univers n'a pas besoin de l'homme pour exister. Si l'homme disparaît de la surface de la planète et même du monde sans revenir non seulement l'Univers ne disparaîtra mais il ne s'en portera peut-être que mieux. La nature fabrique les ouragans, les tempêtes, les éclairs électriques, les températures extrêmes, les raz-de-marée et même les microbes peut-être justement pour éliminer l'humain pour survivre. Nous sommes une nuisance pour que la nature reprenne sa place. Peut-être ne sommes-nous qu'une évolution dans la nature d'animal et que malheureusement nous sommes au bout de la ligne un échec lamentable.

Sans vouloir être pessimiste, c'est tout de même possible. Si ce n'est pas vrai alors continuons à dilapider les ressources de la nature comme nous savons le faire si bien. Si ce n'est pas vrai, ce qui est tout aussi probable par contre, alors réveillons-nous.

Dans le fond, la nature n’a pas besoin de nous pour évoluer et l’Univers non plus. Au contraire, notre disparition dont nous avons si peur de concrétiser, serait peut-être ce qu’il y aurait de mieux pour l’Univers. Nous avons bien tort de penser que l’Univers ne servirait à rien si nous n’étions pas là. Nous ne l’avons pas toujours été et pourtant, l’Univers existait bien quand même !

2014/01/26

Citation et Proverbe


Citation du jour
« L’erreur d’un jour devient une faute si l’on y retombe.  » Publilius Syrusi

Proverbe du jour
« Tout début est difficile mais sans début, pas de fin. » Proverbe allemand

Pour changer le monde


Karl Marx disait : Les philosophes n'ont fait qu'interpréter le monde de différentes manières, ce qui importe, c'est de le transformer. Mais en fin de compte, il importe encore plus que de le transformer car c'est un peu une utopie que d'affirmer qu'on pourra changer quelque chose à la politique avec des politiciens. Ou il y a de l'homme il y a de l'hommerie et l'histoire est là pour le prouver. Par contre ce qui importe le plus serait plutôt de changer notre façon de voir le monde, c-à-d. , la façon de voir notre monde intérieur, celui à l'intérieur de nous. Ça, chacun de nous avons le contrôle et avec le temps c'est très possible même souhaitable d’y opérer non une altération mais un changement évolutif.

Pris dans la société avec les sacro-saintes valeurs de consommation et de surconsommation, la société se chosifie. Par contre, nous sommes tous progressivement récepteur à une spiritualité plus grande, intérieure et personnelle croissant avec l'âge, l'expérience (surtout les mauvaises, au moins elles ont ça de bon !) et la peur de la mort ou plutôt de la maladie, de la douleur et du passage inéluctable à la mort tout en restant conscient.

Attention, la pensée crée notre monde !


Sans les mots, les symboles, le langage, la pensée n'existerait pas. Hors de leur représentation, les choses n'existent pas. Hors de leur signification ou plutôt celle que l’on y attribue, les choses n'existent pas. Pour l’univers, à quoi peut bien servir un beau pot à fleur aussi beau et fonctionnel soit-il ?

L'important n'est pas tant de sûrement connaître (découverte) qui nous sommes mais qui nous voulons être (création). On ne se découvre pas, on se crée à tous les jours et c'est ce qu’il faut peut-être comprendre. On se crée et c’est notre pensée qui s’occupe de cette création de nous-mêmes et de ce qui nous entoure.

Notre pensée crée le monde conjointement avec nos sens pour y rattacher un semblant de sens, suffisamment pour que le corps garde son équilibre « mental ». Il ne faut pas voir la une forme ou une autre d’intelligence. Notre pensée à tout ce qu’il faut pour créer une forme, créer une représentation qui n’en n’est pas moins « réelle » puisque nous en percevons l’existence même si elle serait dans le fond « irréel ». Pour agir, il faut d’abord penser même si cette pensée est inconsciente, machinale ou sans but perceptible. Lever le petit doigt est d’abord une intention initiale voulue avant d’être une action complétée. Il y a ici aussi le concept très important de volonté. C’est elle qui est la source originelle de toutes nos pensées et actions subséquentes.

Il faut différencier ces 2 formes ou sources de pensées : 
  1. la pensée individuelle, acquise, apprise par l’expérience, objective, intuitive presque pure
  2. la pensée collective, innée, imposée par assimilation, subjective, rationnelle toute froide.
Je vous laisse sur cette pensée...profonde

2014/01/25

On philosophe... un peu de sérieux s.v.p.

Un poulet veut traverser une route. Question existentielle : Pourquoi le poulet a-t-il traversé la route ? Voyons comment les hommes importants auraient répondu à cette question fondamentale...  :

  • RENÉ DESCARTES : Pour aller de l'autre côté.
  • PLATON : Pour son bien. De l'autre côté est le Vrai.
  • ARISTOTE : C'est la nature du poulet de traverser les routes.
  • KARL MARX : C'était historiquement inévitable.
  • CAPITAINE JAMES T. KIRK : Pour aller là où aucun autre poulet n'était allé auparavant.
  • HIPPOCRATE : En raison d'un excès de sécrétion de son pancréas.
  • MARTIN LUTHER KING JR. : J'ai révé d'un monde où tous les poulets seraient libres de traverser la route sans avoir à justifier leur acte.
  • MOISE : Et Dieu descendit du paradis et Il dit au poulet : " Tu dois traverser La route". Et le poulet traversa la route et Dieu vit que cela était bon.
  • RICHARD M. NIXON : Le poulet n'a pas traversé la route, je répète, le poulet n'a JAMAIS traversé la route.
  • NICOLAS MACHIAVEL : L'événement important c'est que le poulet ait traversé la route. Qui se fiche de savoir pourquoi ? La fin en soi de traverser la route justifie tout motif quel qu'il soit.
  • SIGMUND FREUD : Le fait que vous vous préoccupiez du fait que le poulet ait traversé la route révèle votre fort sentiment d'insécurité sexuelle latente.
  • BILL GATES : Nous venons justement de mettre au point le nouveau "Poulet Office 2003", qui ne se contentera pas seulement de traverser les routes, mais couvera aussi des oeufs, classera vos dossiers importants, etc...
  • BOUDDHA : Poser cette question renie votre propre nature de poulet.
  • GALILEE : Et pourtant, il traverse.
  • DE GAULLE : Le poulet a peut-être traversé la route, mais il n'a pas encore traversé l'autoroute !
  • EINSTEIN : Le fait que ce soit le poulet qui traverse la route ou que ce soit la route qui se meuve sous le poulet dépend uniquement de Votre référentiel.
  • GEORGE W. BUSH : Le fait que le poulet ait pu traverser cette route en toute impunité malgré les résolutions de l'ONU représente un affront à la démocratie, à la liberté, à la justice. Ceci prouve indubitablement que nous aurions dû déjà bombarder cette route depuis longtemps. Dans le but d'assurer la paix dans cette région, et pour éviter que les valeurs que nous défendons ne soient une fois de plus bafouées par ce genre de terrorisme, le gouvernement des Etats-Unis d'Amérique a décidé d'envoyer 17 porte-avions, 46 destroyers 154 croiseurs, appuyés au sol par 243000 G.I. et dans les airs par 846 bombardiers, qui auront pour mission au nom de la liberté et de la démocratie, d'éliminer toute trace de vie dans les poulaillers à 5000 km à la ronde, puis de s'assurer par des tirs de missiles biens ciblés, que tout ce qui ressemble de près ou de loin à un poulailler soit réduit à un tas de cendres et ne puisse plus défier notre nation par son arrogance. Nous avons décidé qu'ensuite, ce pays sera généreusement pris en charge par notre gouvernement, qui rebâtira des poulaillers suivant les normes de sécurité en vigueur, avec à leur tête, un coq démocratiquement élu par l'ambassadeur des Etats-Unis. En financement de ces reconstructions, nous nous contenterons du contrôle total de la production céréalière de la région pendant 30 ans, sachant que les habitants locaux bénéficieront d'un tarif préférentiel sur une partie de cette production, en échange de leur totale coopération. Dans ce nouveau pays de justice, de paix et de liberté, nous pouvons vous assurer que plus jamais un poulet ne tentera de traverser une route, pour la simple bonne raison, qu'il n'y aura plus de routes, et que les poulets n'aurons plus de pattes. God bless America ! (Que Dieu bénisse l'Amérique !)

Le grand but de l'homme sur terre ?

Il n'y a rien à faire, ni nulle part où aller dans la vie. Il y a à être présent, c'est tout. C'est peu, très peu même mais nous ne réussissons même pas à le faire. Ce qui est inatteignable par contre est notre but ultime qui serait de devenir de plus en plus sage et ça, c’est un but noble et infini.

Si l'homme peuple toute la terre et réussit à peupler tout l'Univers, un coup cela fait, qu'est-ce qu'il reste à faire ? Le but de l'Univers est d'être habitué par les hommes ? C'est quoi l'utilité ?

Si un jour l'homme disparaît et qu'il ne revient plus jamais, l'Univers restera ainsi dans cet état pour l'éternité, non utilisé, sans évolution ? À quoi cela peut-il bien servir ? Peut-être sommes-nous une expérience et lorsque nous mourrons nous allons habiter sur une autre planète, ce serait l'utilité du reste de l'Univers de faire des tests avec l'être humain, un genre de grand laboratoire sans fin car l'évolution est illimité. 

La perfection n'existe pas et chercher à l'atteindre est un beau but qui risque d'occuper Dieu pour un bon bout de temps !

Citation et Proverbe


Citation du jour
« Péché, c'est le mot qu'on donne à la mauvaise conscience.  » Roger Mondoloni

Proverbe du jour
« Si tu veux 1 année de prospérité, cultive du riz. Si tu veux 10 années de prospérité, cultive des arbres. Si tu veux 100 ans de prospérité, éduque des hommes. » Proverbe chinois, Guanzi, 645 avant J-C

Tout est relatif à l’observateur

 
C’est Einstein qui disait que tout était relatif donc que tout dépend de l’endroit ou l’on se trouve pour interpréter les choses. Cette affirmation a été prouvé de toutes les façons possibles et s’avère ainsi vrai. On peut le constater à tous les jours. 

Si tout est relatif alors même notre réalité matériel est très discutable car si ce qu’on voit est différent pour chacun selon l’endroit ou l’on se trouve alors quelle est la bonne facette de cette fichue réalité s’il en est une de réel ?

Tout est relatif, la réalité est relative, notre perception est relative et ce pour chacun, notre perception de la pensée des autres l’est tout autant.

On ne réussira jamais à savoir ce qu’est la réalité car tout sera toujours relatif à nos perceptions, nos expériences passées. Notre mémoire ancestrale nous donne les bons réflexes à notre instinct de survie mais créés aussi un écran de fumée qui nous empêche d’évaluer avec certitude notre jugement. Demander à 2 personnes d’évaluer une situation ou un comportement et vous aurez rarement le même résultat et pour cause.

Depuis cette étude d’Einstein, sur la relativité restreinte, que ce soit vrai ou non, notre conception des 2 éléments (1) temps et (2) espace a changé donc le 3ème élément qui s’en est trouvé forcément influencé soit ce qu’on perçois et interprète comme étant la (3) matière physique qui nous entoure et qui nous constitue. 

Ce n’est rien pour faciliter les choses tout ça, il faut bien se l’avouer.

2014/01/24

Aristote : la main et l'intelligence

L'homme a des mains parce qu'il est intelligent ou s'il est intelligent parce qu'il a des mains ? Voici ce qu'en dit Aristote.

« (…) Anaxagore prétend que c’est parce qu’il a des mains que l’homme est le plus intelligent des animaux. Ce qui est rationnel, plutôt, c’est de dire qu’il a des mains parce qu’il est le plus intelligent. Car la main est un outil ; or la nature attribue toujours, comme le ferait un homme sage, chaque organe à qui est capable de s’en servir. Ce qui convient, en effet, c’est de donner des flûtes au flûtiste, plutôt que d’apprendre à jouer à qui possède des flûtes. C’est toujours le plus petit que la nature ajoute au plus grand et au plus puissant, et non pas le plus précieux et le plus grand au plus petit. Si donc cette façon de faire est préférable, si la nature réalise parmi les possibles celui qui est le meilleur, ce n’est pas parce qu’il a des mains que l’homme est le plus intelligent des êtres, mais c’est parce qu’il est le plus intelligent qu’il a des mains.

    En effet, l’être le plus intelligent est celui qui est capable de bien utiliser le plus grand nombre d’outils : or, la main semble bien être non pas un outil, mais plusieurs. Car elle est pour ainsi dire un outil qui tient lieu des autres. C’est donc à l’être capable d’acquérir le plus grand nombre de techniques que la nature a donné l’outil de loin le plus utile, la main.

   Aussi, ceux qui disent que l’homme n’est pas bien constitué et qu’il est le moins bien partagé des animaux (parce que, dit-on, il est sans chaussures, il est nu et il n’a pas d’armes pour combattre) sont dans l’erreur. Car les autres animaux n’ont chacun qu’un seul moyen de défense et il ne leur est pas possible de le changer pour faire n’importe quoi d’autre, et ne doivent jamais déposer l’armure qu’ils ont autour de leur corps ni changer l’arme qu’ils ont reçue en partage. L’homme, au contraire, possède de nombreux moyens de défense, et il lui est toujours loisible d’en changer et même d’avoir l’arme qu’il veut et quand il le veut. Car la main devient griffe, serre, corne, ou lance, ou épée, ou toute autre arme ou outil. Elle peut être tout cela, parce qu’elle est capable de tout saisir et de tout tenir. La forme même que la nature a imaginée pour la main est adaptée à cette fonction. Elle est, en effet, divisée en plusieurs parties. Et le fait que ces parties peuvent s’écarter implique aussi pour elles la faculté de se réunir, tandis que la réciproque n’est pas vraie. Il est possible de s’en servir comme d’un organe unique, double ou multiple ».

Citation et Proverbe


Citation du jour
« Il n’y a pas de mortel qui soit sage à tout heure.  » Pline l'ancien

Proverbe du jour
« Le sage s’interroge lui-même, le sot interroge les autres. » Proverbe chinois

La philo en folie : Pourquoi ? Parce que... Bizarre !

Puisque la philosophie est l'art non de trouver les bonnes réponses mais de poser les bonnes questions :
Pourquoi 
Do Ré Mi Fa Sol La Si Do ?

Nous devons cette appellation au moine toscan Guido d'AREZZO (995–1050) qui a fixé la hauteur exacte des sons et leur a donné un nom, en prenant la première syllabe des 7 premiers vers de cet hymne à saint Jean :
Utqueant laxis resonare fibris (afin que puissent)
Mira gestorum famuli tuorum (résonner les fibres,c-à-d., chanter; les merveilles des actions de tes serviteurs)
Solve polluti labii reatum (enlève les pollutions, c-à-d., les péchés; de leurs lèvres coupables) 
Sancte Iovannes (ô St-Jean)
Le ''si'' n'est arrivé qu'au XVIème siècle et c'est en 1673, que l'Italien BONONCINI remplaça ''UT'' par ''DO''... qui sonne bien mieux à l'oreille ! 
Bizarre...

Finalement, Dieu existe-t-il ?

Quelle belle grande question !  Quelqu’un a déjà dit : « si Dieu n’existait pas, il faudrait l’inventer » et l’autre de rétorquer « Et bien, c’est justement ce qu’on a fait » ! Car possiblement, Dieu est une création de notre conscience pour répondre à l’inexplicable et ainsi se sentir plus à l’aise pour se concentrer sur notre quotidien ou nos ambitions. C’est Freud qui disait que « l'homme a amplifié ses craintes par le raisonnement et les a comblées par l'imagination ». Comme disait Einstein, l’imagination est plus importante que la connaissance et dans la définition de Dieu c’est encore plus vrai étant donné la foi qui y est obligatoire. C’est bien résumé le processus d’approche des problèmes et solutions face à l’inconnu.

Historiquement, l’homme craignait les embâcles de la nature tel la foudre, la marée, etc.… Ayant un minimum de connaissance, il ne pouvait s’expliquer les causes ni même toujours les effets au de-là ou en de ça de sa taille. Il a sûrement du conclure que quelque chose de supérieur à lui devait en être à l’origine. 

Vu le grand nombre d’incompréhension, il a probablement associé à chaque événement un Dieu. Il a donc créé un Dieu responsable pour la pluie, un autre pour le tonnerre, etc.…

Plus tard, il a synthétisé tous ces événements en plusieurs Dieu puis plus récemment à un Dieu unique plus facile à gérer. Puis actuellement, étant donné l’avancement de la technologie et de la science, de plus en plus de choses s’explique et donc par idée d’ensemble nous somme portés à penser que si beaucoup de choses s’expliquent de façon naturelle ou au moins s’explique autrement que par un Dieu, alors probablement que tout s’explique donc qu’en fin de compte il n’y a pas de Dieu tel que nous l’avons imaginé. Même si Dieu était là devant nous et qu’il nous en donnait la preuve, notre incrédulité ou notre peur humaine nous ferait sûrement dire qu’il est Satan. Seule notre croyance en Dieu nous ferait croire et abolirait la peur de voir l’évidence.

Est-ce que Dieu existe ? Si c’est celui qui a tout créé alors comment s’est-il créé lui-même ? En tout cas, si Dieu n’existe pas, quelque chose a bien du réfléchir sur l’idée de construire ainsi l’Univers avec une utilité. C’est le plus loin que je peux aller sans trop de risque de me tromper ou sans avoir de conséquence ingérable !

D’après-moi, ce n’est pas tant que Dieu existe ou non c’est qu’il n’existe pas dans la forme que nous lui assignons. Sans en savoir plus sur la forme qu’il a ou plutôt qu’il est, ce Dieu se rapproche probablement davantage de la forme qu’était l’Univers à son origine. Nous ne savons peut-être pas ce qu’il était mais je crois honnêtement que nous savons ce qu’il n’est pas, c-à-d., un humain dans notre forme actuelle. Quoiqu’il en soit, la forme de Dieu, nous est incompréhensible. À tort, quand nous imaginons Dieu ou le Créateur, nous lui prêtons les mêmes passions que les nôtres et le même raisonnement humain pour juger les situations et les gens. C’est ce que nous faisons sans arrêt et, je pense, que nous faisons fausse route.

Maintenant, si Dieu existe, pourquoi ne nous protége-t-il pas ? Dieu n'est pas constamment avec nous.  Il nous observe du coin de l’oeil mais n'intervient pas. Il est comme les parents qui observent les enfants non en tout temps mais qui interviennent lorsqu'ils ont besoin d’aide, lorsqu’ils le demandent. En autre cas, les enfants sont ainsi libres.

Les faits historiques qui 'prouvent' l’existence de Dieu ne sont pas tant des preuves évidentes que des arguments forts et inspirants le respect de peur d’en être  puni. Il est bien difficile de prouver que Dieu existe et il est tout aussi difficile de prouver que Dieu n’existe pas. La science ne peut que très peu sur ce sujet et la philosophie peu davantage sans pouvoir prouver quoique ce soit. Tout ce qu’on peut dire c’est que des preuves à 100 % de certitude n’existent pas. Le fardeau de la preuve revient toujours à celui qui dit que quelque chose existe donc dans ce ses les athées ont raison de l’être.

Le paradoxe du nihilisme

Quand on veut savoir si l'Univers existe ou non, il y a 3 grands principes à respecter et tenir compte :
  1. Rien n'existe
  2. si quelque chose existe, on ne peut le connaître
  3. si quelque chose existe et qu'on peut le connaître, on ne peut l'exprimer.
On ne peut créer quelque chose à partir de rien. Donc notre naissance ne peut avoir de début puisque nous ne pouvons naître de rien. Donc nous n'avons pas de début et nous avons toujours existé. Puisque nous existions même lorsque nous n'étions pas né il serait logique d'exister même lorsque nous ne serons plus. Puisque nous n'avons ni de début ni de fin donc nous sommes infini et ce que nous appelons la mort n'est qu'un passage d'un état (physique) vers un autre (spirituel). 

Il en va de même pour l'Univers. Si l'Univers est infini il ne peut être à quelque part car s'il était quelque part il pourrait ne pas être ailleurs et donc il ne pourrait être infini. Donc l'Univers qui est infini n’est nulle part puisqu'il ne peut être dans les limites de quelque part et tout devrait être à quelque part. Comme l'Univers est infini et ne peut pas être à quelque part donc il n'existe pas.

Mais qu'est-ce que le néant ? À force d'en parler, le néant finit par avoir de la consistance.

2014/01/23

La philo en folie : Pourquoi ? Parce que... Bizarre !

Puisque la philosophie est l'art non de trouver les bonnes réponses mais de poser les bonnes questions :
Pourquoi 
y a t-il la syllabe 'di' 
dans le nom 
des jours de la semaine ?

Chaque jour de la semaine comprend la syllabe 'di' ajoutée au début ou à la fin du nom du jour de la semaine. Les jours sont reliés à notre système solaire soit : Lundi pour la Lune, Mardi pour Mars, mercredi pour Mercure, jeudi pour Jupiter, vendredi pour Vénus, samedi pour Saturne et dimanche qui est le jour du Seigneur ou Dies Dominicus. 

Dies signifie 'jour' en latin d'ou jour de la Lune pour Lundi, jour de Mars pour Mardi, etc... Même principe pour 'day' en anglais pour Monday, Thursday, Wednesday, ...

Bizarre...

Référence : http://www.pourquois.com/

La philo en folie : Pourquoi ? Parce que... Bizarre !

Puisque la philosophie est l'art non de trouver les bonnes réponses mais de poser les bonnes questions :
Pourquoi 
y a-t-il 52 cartes 
dans un jeu de 52 cartes ?

Le jeu de 52 cartes est basé sur l’ancien calendrier lunaire qui date de la période égyptienne : les 13 cartes de chacune des quatre couleurs (2 couleurs mais 4 enseignes) désignent les 13 mois lunaires définis à ce moment-là et les 52 cartes représentent les 52 semaines de l’année.

Les 4 semaines de chaque mois (en moyenne) étaient associées à l’un des 4 éléments terrestre (eau, terre, air et feu), ce qui a donné les 4 couleurs du jeu de cartes (pique, cœur, carreau et trèfle).

Bizarre...

Référence : "History and origin of playing cards" - Samuel Zovello, 1935

Citation et Proverbe


Citation du jour
« Le remède à l’habitude est l’habitude contraire.  » Épictète

Proverbe du jour
« Qui donne ne doit jamais s’en souvenir, qui reçoit ne doit jamais l’oublier. » Proverbe hébreu

Cohabitation de la religion et de la philosophie

Sans vouloir m’attaquer aux croyants à divers niveau que nous sommes mais plutôt à la croyance comme tel, d'après-moi, la religion est une pure invention de l'homme avec tous ces miracles, la crucifixion, la résurrection, ... Ces concepts existent bel et bien mais pas au premier niveau avec lequel ils ont été enseignés. Tout est en parabole pour nous aider à avoir la sensation de comprendre des concepts qui nous sont tout simplement impossible à comprendre avec notre façon "matérielle" de voir les choses. La religion est un principe représentatif des facettes qui différencie bien la croyance en quelque chose et la connaissance de ces mêmes choses. Une croyance trop forte peut nous induire en erreur et nous faire croire que nous la connaissons. Si ce n’était que la religion nous fait la promesse d’une vie meilleure dans l’au-delà, je pense qu’il faudrait la reléguer aux oubliettes sous le couvert d’une doutance potentielle et légitime. 

Plus la connaissance va croître et moins la croyance sera possible. C'est pour cette raison que depuis des siècles, la religion prenait une place prépondérante et c'est pourquoi elle en prend de moins en moins. Son image sectaire aussi n’aide pas à sa cause. Elle ne pourra totalement disparaître car aussi paradoxale que cela puisse paraître, plus nos connaissances sont grandes plus nous en comprenons les limites et plus cela nous demande de croire sans preuve les bases mêmes de la vie, de l'Univers, ... Par exemple, plus nous approchons de la mort et son incompréhension, plus nous sommes tentés de croire. Un autre exemple est notre impuissance face à la maladie. La religion a eu son utilité et l'a encore en ce qui concerne les grandes valeurs humaines d'amour des choses et des autres soit de façon plus générale le respect de toutes les entités.

Dans l'histoire de la philosophie, c'est encore la religion qui, malheureusement, a teinté les idéologies. Il y a beaucoup d'écrits sur tous les philosophes qui décrivent la différenciation entre l'âme pure et éternelle (Socrate) et peu qui décrivent le corps sale qui se purifie à notre mort et heureusement disparaît (Épicure). Bien sur ici je satire car curieusement ce sont les philosophes qui respectaient l'idéologie de l'Église qui ont réussi à passer à travers les siècles. Drôle de hasard... souvenez-vous : le hasard n'existe pas !

Il est tellement plus simple ou plutôt, pour les autorités, il est tellement plus efficace de croire que de penser ! Nous sommes bien loin de la raison d’être de base de la religion qui était, par définition religare ou relier. Pourtant, s’il en est un, tous on le même Dieu, le même Créateur. Peu importe la religion, peu importe la croyance ou l’athéisme, nous avons-nous initialement le même Créateur et celui-ci n’a pas de préférence de peuple quoique l’histoire a pu nous en décrire les situations (ex : les Juifs dans la Bible ou les Américains de nos jours face au peuple islamique… le soit-disant axe du diable !!! ).

Sans vouloir dénigrer qui que ce soit, il est possible de vivre sans religion ou sans philosophie mais pas sans les deux. Notre liberté d’être est en jeu.

La vraie vérité

Le grand problème avec toute la connaissance acquise et le savoir qui en résulte réside toujours à la base dans l'évaluation de ce qu'est la vérité. Ce que nous pensons, disons, produisons, est-il vrai ? Est-il toujours vrai ? Même dans la réalité des choses qui nous entoure, qu'est-ce qui est vrai de ce qui ne l'est pas ? Tout notre être, physique par la force des choses, est basé sur la perception de nos 5 sens. Nos sens peuvent-ils nous tromper, peuvent-ils tous nous tromper en même temps de telle sorte que l'illusion est parfaite et ce qu'il y a de plus faux ? Il ne faudrait pas prétendre que quelque chose est vrai parce que tout le monde est d'accord. Dans ce cas, intervient le phénomène de masse qui est loin d'être objectif. 

Qu'est-ce que la vérité ? Qui la détient ? Qui l'a définit ? Un pot de fleurs est ce qu'il y a de plus réel pourtant en y regardant de plus près, il est formé d'atomes comme n'importe quoi d'autres. C'est notre perception des choses et la nomenclature que nous en faisons qui lui permet d'exister. Dans l'Univers, un pot à fleurs, ça n'existe pas. Quand on regarde de près, de très près, on voit des petites particules et si on regarde suffisamment de près, cela pourrait aussi bien être un rayon de lumière ou la matérialisation d'une connaissance. N'y aurait-il pas après tout seulement du vrai dans l'Univers et le faux ne saurait qu'une illusion de son altération ? Le faux est encore une invention de l'homme.

Les interrogations philosophiques ou la MAÏEUTIQUE est là pour les analyser. Les grandes interrogations philosophiques peuvent se poser de 8 façons différentes sur tous les thèmes que l'on désire approfondir. Un des grands thèmes ou s'appliquent très bien l'ensemble de ces questionnements est le thème Universel de DIEU.

  • 1) Très générales, avec le moins de présupposés possibles, et qui ouvrent implicitement sur plusieurs réponses...
Dieu existe-t-il? (On peut répondre : oui, non, peut-être, je n'en sais rien, etc.)
  • 2) Ouvrant sur plusieurs réponses explicites...
Dieu existe-t-il dans la réalité, ou seulement dans la tête des hommes? (Ici, deux réponses contradictoires sont suggérées.)
  • 3) Avec des présupposés (explicités)...
Dieu est-il amour ou justice? (Présupposé : « Dieu existe », ou « Si Dieu existe, est-il... »)
  • 4) Portant sur l'existence ou l'essence de la notion...
Qu'est-ce que Dieu? (Définition du concept) Que recouvre le nom de Dieu?
  • 5) Essayant de comprendre... Pourquoi Dieu a permis le mal ? 
Par les causes... Si Dieu est la cause du monde, qui a causé Dieu? 
Par les fins... Dans quel but Dieu a créé l'homme libre ? À quoi sert la religion ?
Par le sens... Quel peut-être le sens de l'athéisme pour un croyant ?
  • 6) À partir de modalités...
Est-il nécessaire que Dieu existe pour que la vie ait un sens? (Condition nécessaire) L'athéisme méthodique permet-il de purifier sa foi ? (Condition facilitant) Suffit-il que Dieu n'existe pas pour que s'évanouisse la culpabilité du péché ? (Condition suffisante)La pérennité des religions est-elle probable ? (Probabilité) La fin des religions est-elle prévisible? (Prévision) Est-il possible que Dieu ne soit pas parfait ? (Possibilité : on trouvera souvent peut-on ? Pris dans ce sens) Quand suis-je pécheur ?  Dieu est-il déjà mort ? (Temporalité) Dans quelle mesure Dieu règle-t-il le problème de mon angoisse devant la mort ? Jusqu'où faut-il obéir à Dieu ? (Degrés et limite)
  • 7) Qui sème le soupçon...
Dieu n'est-il rien d'autre qu'une illusion? Dieu est-il vraiment tout puissant? Toujours juste? À jamais éternel? L'unique fondement de la Transcendance des valeurs ? (On laisse entendre qu'il pourrait en être autrement...)
  • 8) Portant sur la légitimité...
Faut-il tuer le Dieu de son enfance ? Doit-on devenir son propre Dieu ? Peut-on ? (Au sens de doit-on ?)

C'est de cette façon qu'il faut s'interroger sur les grandes questions que tous se pose depuis le début des temps (d'ou vient-on, le néant existe-t-il ? etc.).

Il est difficile d'analyser la vérité : est-elle dans la simplicité la plus simple et basique ou la complexité indéfinissable et inatteignable ? Qu’est-ce qui est vrai, absolu et éternel ? Il ne faut jamais prendre toute vérité comme absolue.