2014/05/11

Humour : souris pour les riches


Humour : riche


Le mouvement jovialiste d'André Moreau

Ce mouvement a été fondé et animé dès 1970 par le philosophe québécois André Moreau autour de la proposition d’une existence forte, stimulante, joyeuse, riche, cultivée et chaleureuse. Les membres sont bien décidés à aller de l'avant, à mettre en échec le malheur et à éliminer ce qui pourrait entraver l'harmonie.

Les grands thèmes jovialistes sont : 
  • La libération intérieure
  • la transgression joyeuse des interdits
  • l’anathématisation de la politique, de la morale et de la religion
  • le désir de reconnaître l’être qui grandit en l’homme
  • la volonté de n’obéir qu’à soi
  • la célébration de l’inutile
  • le refus de l’effort
  • l’aspiration candide à l’infini
  • le refus de la modération considérée comme un gage de médiocrité.

Voici un exemple de vidéo dans Youtube du philosophe André Moreau.


Référence : Wikipédia

Extrait de Bergson sur la conscience


Il me paraît donc vraisemblable que la conscience, originellement immanente à tout ce qui, s’endort là où il n’y a plus de mouvement spontané, et s’exalte quand la vie appuie vers l’activité libre. 

Chacun de nous a d’ailleurs pu vérifier cette loi sur lui-même. Qu’arrive-t-il quand une de nos actions cesse d’être spontanée pour devenir automatique ? La conscience s’en retire. Dans l’apprentissage d’un exercice, par exemple, nous commençons par être conscients de chacun des mouvements que nous exécutons, parce qu’il vient de nous, parce qu’il résulte d’une décision et implique un choix, puis, à mesure que ces mouvements s’enchaînent davantage entre eux et se déterminent plus mécaniquement les uns des autres, nous dispensant ainsi de nous décider et de choisir, la conscience que nous en avons diminue et disparaît. 

Quels sont, d’autre part, les moments où notre conscience atteint le plus de vivacité ? Ne sont-ce pas les moments de crise intérieure, où nous hésitons entre deux ou plusieurs partis à prendre, où nous sentons que notre avenir sera ce que nous l’aurons fait ? Les variations d’intensité de notre conscience semblent donc bien correspondre à la somme plus ou moins considérable de choix ou, si vous voulez, de création, que nous distribuons sur notre conduite. Tout porte à croire qu’il en est ainsi de la conscience en général. Si conscience signifie mémoire et anticipation, c’est que conscience est synonyme de choix.

Bergson, La conscience et la vie

Citation et Proverbe


Citation du jour
« Ce sont nos choix qui montrent ce que nous sommes vraiment, beaucoup plus que nos aptitudes. » J.K. Rowling
Proverbe du jour
«Celui qui n'a pas de respect pour les dieux et pour lui-même, bien qu'il respire, ne vit pas.  » Proverbe sanskrit

2014/05/10

Humour : personnalités multiples


Les fonctions psychologiques


Les fonctions psychologiques ou processus mentaux sont :
  1. la sensation (sous-entendu notre faculté à nous placer dans et à percevoir le présent) ;
  2. la pensée (sous-entendu l'intellect) ;
  3. le sentiment (sous entendu l'évaluation affective) ;
  4. l'intuition (ou évaluation globale).
Ces fonctions vont aussi par paire, mais d'une manière moins claire que pour les types. Jung distingue, au sein de l'activité de l'esprit humain, deux grands types d'activité :
  1. recueillir de l'information ou Perception P, de deux manières opposées : l'intuition N et la sensation S ;
  2. traiter cette information pour aboutir à des conclusions ou jugement J, de deux manières opposées : la pensée T (pour thinking) et le sentiment F (pour feeling).
La sensation s'oppose à l'intuition, en ce que le sujet axé sur la sensation s'intéresse spontanément aux caractéristiques (détaillées et pratiques) des éléments qui peuplent son environnement, alors que celui axé sur l'intuition s'intéresse à la signification (globale et synthétique) de ces éléments.

La sensation (c'est-à-dire, le sentiment de perception) vous dit que quelque chose existe ; la réflexion vous dit ce que c’est ; le sentiment vous dit si c'est agréable ou pas ; et l'intuition vous dit d'où il vient et où il va.

Référence : C.G. Yung, 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Type_psychologique

Citation et Proverbe


Citation du jour
« Les choses ne changent pas, c’est nous qui changeons. » Henry Thoreau
Proverbe du jour
«Le premier mariage est une coupe de miel ; le deuxième est une coupe de vin ; et le troisième une coupe de poison.  » Proverbe serbe

2014/05/09

Bergson : Compter le temps, le temps qui compte


Pourtant la succession est un fait incontestable, même dans le monde matériel. Nos raisonnements sur les systèmes isolés ont beau impliquer que l’histoire passée, présente et future de chacun d’eux serait dépliable tout d’un coup, en éventail ; cette histoire ne s’en déroule pas moins au fur et à mesure, comme si elle occupait une durée analogue à la nôtre. 

Si je veux me préparer un verre d’eau sucrée, j’ai beau faire, je dois attendre que le sucre fonde. Ce petit fait est gros d’enseignements. 

Car le temps que j’ai à attendre n’est plus ce temps mathématique qui s’appliquerait aussi bien le long de l’histoire entière du monde matériel, lors même qu’elle serait étalée tout d’un coup dans l’espace. Il coïncide avec mon impatience, c’est-à-dire avec une certaine portion de ma durée à moi, qui n’est pas allongeable ni rétrécissable à volonté. Ce n’est plus du pensé, c’est du vécu. Ce n’est plus une relation, c’est de l’absolu. Qu’est-ce à dire, sinon que le verre d’eau, le sucre, et le processus de dissolution du sucre dans l’eau sont sans doute des abstractions, et que le Tout dans lequel ils ont été découpés par mes sens et mon entendement progresse peut-être à la manière d’une conscience ?

Bergson, L'évolution créatrice

Marc-Aurèle : Pensées XIII


XIII. Rien de plus misérable que l’homme qui tourne autour de tout, qui scrute, comme on dit, « les profondeurs de la terre », qui cherche à deviner ce qui se passe dans les âmes d’autrui, et qui ne sent pas qu’il lui suffit d’être en face du seul génie qui réside en lui, et de l’honorer d’un culte sincère. Ce culte consiste à le conserver pur de passion, d’inconsidération et de mauvaise humeur contre ce qui nous vient des Dieux et des hommes. Ce qui vient des Dieux, en effet, est respectable en raison de leur excellence ; ce qui vient des hommes est digne d’amour, en vertu de notre parenté commune ; digne aussi parfois d’une sorte de pitié, en raison de leur ignorance des biens et des maux, aveuglement non moindre que celui qui nous prive de distinguer le blanc d’avec le noir.

Humour : pardon pour les blondes !


Humour : soin de santé


Citation et Proverbe


Citation du jour
« Quand l'arbre est petit, le jardinier peut encore le manipuler, mais lorsqu'il sera grand il ne pourra plus. »  Inconnu
Proverbe du jour
«Le médecin se fait payer, qu'il ait tué la maladie ou le malade.  » Proverbe polonais

2014/05/06

Humour ; la raison


Pourquoi travaille-t-on ?


  • Selon Kant : Seul le travail développe les facultés de l'homme
  • Selon Marx et Engels : Le propre de l'homme, la production de ses moyens d'existence
  • Selon Foucault : Le travail humain existe sous le surplomb de la mort
  • Selon Rousseau : Le besoin d'autrui crée le travail
  • Selon Marx : Le travail, qui devrait être le but de la vie, en est le sacrifice
Référence : Philosophie, Magnard

La critique de Bayle : Les animaux et les humains ne sont pas différents


Descartes a dit : les animaux sont des machines... et les humains aussi.

D'après Aristote, les animaux ont une âme sensitive :
  • spirituelle : une substance spirituelle qui sent est aussi capable de raisonner
  • matérielle : une substance matérielle qui est capable de percevoir les objets extérieurs est beaucoup plus capable de connaitre ses propres pensées.
Donc, l'âme des animaux n'est pas différentes des âmes humaines !

Humour : philosophique


Citation et Proverbe


Citation du jour
« Un homme a le droit de regarder quelqu'un de haut seulement lorsqu'il est en train de l'aider à se relever. »  Marquez
Proverbe du jour
«A la fourche, on reconnaît le paysan, au bec l'avocat.  » Proverbe allemand

2014/05/05

Marc-Aurèle : Pensées XII


XII.  Comme tout s’évanouit promptement : les corps eux-mêmes dans le monde, et leur souvenir dans la durée ! Tels sont tous les objets sensibles, et particulièrement ceux qui nous amorcent  par  l’appât  du  plaisir,  qui  nous  effraient  par l’idée de la douleur, ou bien qui nous font jeter des cris d’orgueil. Que tout cela est vil, méprisable, abject, putride et mort, aux yeux de la raison qui peut s’en rendre compte ! Que sont donc ceux dont l’opinion et la voix donnent la célébrité ? Qu’est-ce que mourir ? Si l’on envisage la mort en elle-même, et si, divisant sa notion, on en écarte les fantômes dont elle s’est revêtue, il ne restera plus autre chose à penser, sinon qu’elle est une action naturelle. Or celui qui redoute une action naturelle est un enfant. La mort pourtant n’est pas uniquement une action naturelle, mais c’est encore une œuvre utile à la nature. Comment l’homme touche-t-il à Dieu ? Par quelle partie de lui-même, et comment surtout cette partie de l’homme s’y trouve-t-elle disposée ?

Humour : il y a toujours pire...